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Cyclotourisme en Oisans

Oisans méconnu, sauvage et mystérieux

Ces quelques mots définissent ce bout des Alpes sans trop d’exagération. Ce territoire se déploie généreusement depuis le village de Gavet à 390 m d’altitude au sommet des Ecrins à 4102 m et se définit comme un pays de haute montagne. À l’ouest les chaînes de Belledonne et du Taillefer le protègent des précipitations. L’abondance des glaciers, sources, lacs et cascades témoigne d’une eau omniprésente, sous toutes ses formes.

Un peu d’histoire

L’Oisans a abrité la tribu des Ucéni et s’est peu à peu forgé une identité solidaire renforcée par la vie rude menée par ses habitants jusqu’au Moyen Âge. Ils ont su, par la suite, valoriser une situation géographique stratégique puisque l’axe le plus rapide reliant la France à l’Italie traverse l’Oisans. Au cours de vos escapades, vous tomberez certainement sur des vestiges de cette voie romaine dont le tracé reste encore bien mystérieux.

Un pays percé de cols et de routes : de la via romana aux grands cols alpins

Hormis la route du Lautaret, il existe trois vallées qui débouchent sur trois cols grâce auxquels la forteresse Oisans, comme on l’appelle parfois, s’ouvre sur l’extérieur. Le col d’Ornon, porte sur la Provence, relie l’Oisans au Valbonnais et à la Matheysine. L’Eau d’Olle avec les cols du Glandon, de la Croix de Fer et du Sabot ouvre sur la Savoie et la Maurienne. Le troisième axe, non carrossable, est celui du col des Prés Nouveaux qui pénètre aussi en Savoie.

La grande révolution en Oisans fut l’actuelle D1091, réalisée au XIXe siècle. Les travaux, véritables prouesses techniques durèrent 77 ans. En dépit de cette entreprise pharaonique, Villard-Reculas, Villard-Notre-Dame et Oulles sont toujours isolés en 1900. Oulles par exemple n’a bénéficié d’une route carrossable qu’à partir de 1960.

Histoire de la petite reine

Tout commença l’été 1817 en Allemagne. Le vélocipède (de « véloce » : rapide et « pède » : pied) naquit d’une poutre de bois reliant deux roues sur laquelle on s’asseyait à califourchon… Plus tard, en 1861, à Paris, est inventée la pédale suivie de peu par le fabuleux Grand Bi. La roue avant était motrice et pouvait atteindre 3 m de diamètre. On comprend aisément que la hantise de la chute relégua le Grand Bi dans les musées au profit de la bicyclette en 1880, grâce notamment à la géniale invention de la transmission par chaîne.

Dès 1890, de grandes révolutions techniques firent évoluer la bicyclette. John Dunlop découvre en 1888 la chambre à air, le dérailleur est découvert en 1911 et expérimenté pendant le Tour de France afin de franchir les cols des Alpes.

D’après Henri Desgrange, créateur du Tour, le dérailleur ne rendait plus le franchissement des cols aussi héroïque, il l’interdit donc de la course jusqu’en 1937 !
En 1970, le VTT ou Mountain Bike naît en Californie. C’est le début d’un nouveau sport et de nouvelles découvertes techniques dont vont encore bénéficier tous les cyclistes.

Le Galibier

Le Galibier

avec 1 plateau et 3 pignons ! (1938)

Zut, crevé ! .. mais face à La Meije

Zut, crevé ! .. mais face à La Meije

1938